Estelle Valls de Gomis, rédactrice du fanzine Le Calepin Jaune, dédié à la littérature du XIXe siècle, est surtout connue en tant qu'essayiste et traductrice pour le compte des Éditions de l'Oxymore. À l'occasion de la sortie de son second recueil de nouvelles, Des Roses et des Monstres, paru récemment aux Éditions du CoLibris, Estelle Valls de Gomis a bien voulu répondre à quelques questions épineuses…


Oscurantis : Ces derniers temps, on te croise partout : dans la plupart des fanzines qui comptent, aux Éditions de l'Oxymore en tant qu'essayiste et traductrice, mais aussi en tant que nouvelliste, et à présent au CoLibris, avec ce recueil de nouvelles fantastiques. Qu'est ce qui t'a amené à l'écriture ?

Estelle Valls de Gomis : En fait je suis fétichiste du crayon et du papier *rires*. Plus sérieusement je crois que c'est une passion que j'avais depuis toute petite, même avant de savoir écrire, je griffonnais frénétiquement partout des lignes - on a retrouvé des dictionnaires massacrés qui peuvent en témoigner - sans fin d'une écriture qui ne voulait rien dire (j'espère que ça a un peu changé ;)). C'est surtout le dessin, malgré tout, qui a occupé la majeure partie de mon enfance et de mon adolescence, les bandes-dessinées, les comics, les dessins animés, un peu la peinture, tout ça. Quand j'écrivais vraiment, je jetais ce que j'avais fait un ou deux jours après, je me posais surtout des problèmes philosophiques sans intérêt et j'en noircissais des feuilles et des feuilles. En fait, ce qui m'a vraiment amenée à l'écriture, après quelques essais de romans de fantasy jamais achevés inspirés par Moorcock et des tentatives de journaux à la Bukowski, c'est quand j'ai enfin cédé à Dracula qui me tannait depuis toute petite.

 

 
Osc : Le recueil Des Roses et des Monstres est avant tout un hommage à la rose, aux roses qui, tout au long des 15 nouvelles se font tantôt magnifiques, tantôt cruelles (tout particulièrement dans Centfeuilles, cent folies). Pourquoi avoir choisi cette fleur en particulier ? Est-ce parce qu'elle regroupe en elle beauté et dangerosité ? Pourquoi ce titre ?

E.VDG : En fait, c'est parce que c'est ma fleur favorite, tout simplement (ceci dit, j'aime toutes les fleurs). Ce n'est pas très original, mais au fil du temps, j'ai réalisé que je devenais particulièrement attirée par les roses, et particulièrement fébrile lorsqu'elles commencent à fleurir, vers avril et mai, et qu'il y en a dans tous les jardins et sur toutes les grilles des maisons (j'habite dans le sud, ça aide), je m'arrête dans la rue, je les touche, je les sens… bref, une malade ;)

Le fait qu'elle soit à la fois belle et dangereuse n'a pas été déterminant dans mon choix, mais inconsciemment je dois être attirée par ces sortes de choses douces et mordantes, sinon je n'aimerais pas les vampires, et pas les roses non plus.

Le titre au départ était Un jour, une rose, mais ce n'était pas assez parlant pour du fantastique. Ensuite j'avais pensé à Des Roses et des Vampires, mais comme les nouvelles ne traitaient pas toutes de vampirisme, ce n'était pas très judicieux. J'ai donc opté pour Des Roses et des Monstres : d'une part ça collait avec le contenu du recueil, d'autre part le contraste entre les roses et les monstres me semble d'un bel effet et enfin, j'aime les roses et j'aime les monstres alors, j'ai réuni mes deux passions :)

Osc : Parmi tes personnages, celui de la femme est souvent mis en avant, notamment dans la nouvelle Mademoiselle Rose. Peut-on également voir ce recueil comme un hommage à la femme ?

E.VDG : C'est amusant que tu me dises ça parce que j'ai un peu de mal avec les femmes dans mes histoires, je ne ressens pas le besoin d'écrire sur les femmes, ni que mes personnages principaux soient des femmes, et pourtant, on finit toujours par en retrouver au détour des nouvelles. Pour Mademoiselle Rose, c'était un peu spécial, j'ai vraiment décidé d'écrire une histoire où mon point de départ était : " si j'étais un jeune homme, de quelle manière aimerais-je la femme de mes rêves ? " et de fil en aiguille je me suis dit : " comment aimerais-je être adorée ? " et voilà, disons que c'est une variation autour de la manière d'aimer. Sinon, pour les autres femmes de mes nouvelles, eh bien il faut bien que les braves jouvenceaux qui en sont les héros trouvent de quoi se divertir ;)

Osc : Dans certaines de tes nouvelles (Rosa Draculea, Les Mains Grises et Princezna Vladislava), on retrouve un autre thème qui t'est cher : le vampirisme. Tu es notamment (faut-il le rappeler :)) docteur avec ta thèse, Le Vampire au Fil des Siècles, et ton premier recueil, Les Gentlemen de l'Etrange a pour personnage principal un Wolfgang qui a tout l'air d'être de la famille des dents pointues. D'où te vient cette fascination ? Et pourquoi l'associer à la rose ?

E.VDG : *rires* cette fameuse thèse, vivement qu'elle soit publiée ;)

Alors (hou ! c'est compliqué ! *rires*) les vampires, c'est une longue histoire qui a commencé quand j'étais très petite (tu sais, genre quand on a trois ou quatre ans et qu'on doit aller se coucher même si on a pas envie) et que je m'étais évadée de mon lit pour espionner mes parents qui regardaient la télé, j'ai passé la tête par l'entrebaîllement de la porte du salon et paf ! qu'est-ce que je vois sur l'écran : Nosferatu. Du coup j'en ai été traumatisée pendant des années : dans ma tête quand je m'endormais, il y avait ces mots 'Dracula' et 'vampire' qui tournoyaient, je me terrais sous mes couvertures, c'était infernal entre ça et les autres peurs infantiles qu'on a tous (croque-mitaine, loup-garou…). Enfin, disons que le vampirisme a commencé à faire son nid dans ma tête comme ça. Plus tard, à l'adolescence, j'avais une amie qui aimait beaucoup La Morte amoureuse de Gautier mais je ne l'ai pas lu à ce moment-là, de mon côté j'ai tenté quelques bouquins en empruntant Salem de Stephen King à un proche et du coup c'était reparti pour les insomnies, j'ai ensuite lu Vampire Junction de Somtow, puis, enfin, alors que je traversais une période un peu pénible, Dracula a réussi ce qu'il cherchait à faire depuis pas mal d'années : je n'ai plus eu peur et c'était parti, une longue amitié littéraire s'était nouée grâce à, en fait, nos affinités ;) et de là ont suivi Lestat et compagnie…

Ceci dit, Wolfgang Bloodpint possède certaines caractéristiques vampiriques, mais je ne crois pas qu'il soit un vampire à proprement parler, il est un peu double disons.

(Qu'est-ce que je suis bavarde ce soir !)

Enfin, lier le vampire à la rose c'est venu naturellement. Je trouve que cette fleur lui va parfaitement, il y a une symbolique du sang qui lui est associée aussi et, la plupart des vampires que j'aime sont des créatures qui ont de la classe et qui sont sobres, un peu comme les roses : on peut n'en offrir qu'une, c'est toujours beau et distingué.

Osc : Les nouvelles Tête-à-tête en Reflet Majeur et Le Spectre d'Orlando traitent du thème de la mort et de ce qui vient après. Est-ce une façon d'exorciser une quelconque crainte ?

E.VDG : Pas vraiment. Je ne veux pas dire que je n'ai pas de crainte de la mort, tout le monde en a peur, même les dingues, mais je me pose en fait des questions à ce sujet. Si tu veux, je ne redoute pas la mort comme étant la fin de tout, je suis persuadée que la mort ne signifie pas la fin (tiens, je crois que j'ai dit la même chose quelque part dans une de mes nouvelles, je ne me souviens plus laquelle). Ce qui est finalement inquiétant dans la mort, c'est qu'elle nous enlève des êtres chers et qu'elle nous arrache à l'univers que nous nous sommes construit, c'est un peu ça qui me pose problème : devoir partir, ou voir partir quelqu'un, quand on a pas décidé qu'on était prêt à le faire. C'est aussi un peu pour ça que j'aime les vampires : ils ne meurent pas vraiment, c'est juste une autre forme de vie, qui ne finit réellement que quand ils le décident pour la plupart.

Osc : Dans la nouvelle intitulée Sous la pluie, tu nous donnes un petit cours de botanique très instructif. Fais-tu fréquemment des recherches pour écrire tes nouvelles ? Qu'est-ce qui est pour toi source d'inspiration ?

E.VDG : En général j'essaie de ne pas faire de recherches *rires* mais c'est vrai que dès qu'on veut écrire quelque chose sur des bases solides on est obligé de s'y mettre. Par exemple pour les aventures de Manfred et Wolfgang, j'ai dû en faire pas mal niveau historique, géographique, culturel. Là aussi, pour les roses, je me suis documentée le plus possible sur ces fleurs, surtout sur les différentes espèces et leurs caractéristiques.

Il y a pas mal de choses qui m'inspirent, la vie en général et ce qui nous entoure m'inspire, et ce qui se passe dans ma tête m'inspire aussi. A mon avis il y a beaucoup de choses auxquelles nous ne prêtons pas forcément attention et qui recèlent une part de beauté qu'il ne tient qu'à nous de découvrir.

Osc : On peut remarquer que le XIXe siècle est très présent dans ton recueil (il est d'ailleurs le leitmotiv du Calepin Jaune). Pourquoi précisément cette période ? Quel intérêt portes-tu à l'époque victorienne ?

E.VDG : Disons que c'est la période clef de beaucoup de domaines : j'aime sa littérature, sa musique, son art de vivre, son art. J'aime bien le dix-huitième siècle aussi, mais c'est assez loin de ma conception de certaines choses. Le dix-neuvième c'est aussi le siècle auquel ont vécu la plupart des auteurs que j'admire, et le siècle qui a vu l'essor du fantastique tel que je le conçois (même si j'aime beaucoup d'autres formes de littératures de l'imaginaire, j'ai une préférence pour celui-là). J'aime les histoires qui s'y déroulent et celles qui y ont été écrites, c'est une période qui me semble suffisamment moderne pour être encore proche de la nôtre, et suffisamment éloignée pour participer d'une certaine esthétique que nous avons perdue. L'époque victorienne c'est ça, je crois que je m'y suis surtout attachée à cause de Bram Stoker et d'Oscar Wilde, et puis parce que c'était une ère de progrès paradoxalement sur le déclin, mais très riche au niveau artistique, et puis j'aime bien ce contraste entre les esprits étriqués à la morale sévère et toutes les sortes de perversions qui éclosaient derrière ce carcan. La décadence avait quelque chose de distingué - ou du moins on pouvait en avoir l'illusion -, aujourd'hui elle est simplement vulgaire. Il me semble que la fin du dix-neuvième siècle était une période double en tout et que son intérêt est qu'elle était à la fois moderne et ancienne, ce qui ne s'est pas reproduit avec, par exemple, la charnière 20ème et 21ème siècle où on continue finalement sur notre lancée. Le 19ème, c'était vraiment le dernier vestige du passé avant les progrès galopants et incessants qui ont eu lieu dans le courant du 20ème… Enfin, pour tout te dire j'aime cette époque parce que les gens qui y vivaient avaient les mêmes goûts que moi *rires*.

Osc : À travers ton premier recueil, Les Gentlemen de l'Étrange paru chez Le Calepin Jaune, nous suivons les deux principaux personnages, Manfred Gladstone et Wolfgang Bloodpint, à travers des aventures surnaturelles dans le Londres victorien. Ceci n'est pas sans rappeler le Sherlock Holmes et le Docteur Watson de Conan Doyle… Ce dernier t'a-t-il influencée ? Quels sont les auteurs, passés ou présents, qui sont pour toi des "modèles" ?

E.VDG : Figure-toi que je connais surtout Holmes pour sa réputation et ce que j'ai entendu dire de ses aventures, la seule que j'aie jamais lue étant Le Vampire du Sussex (et j'avais beaucoup vu d'adaptations du Chien des Baskerville). Holmes et Watson, c'est l'image du détective et de son comparse qui prédomine dans presque toute la littérature de détection, ce qui fait qu'on est baigné de cette influence même lorsqu'on n'est pas très familier des écrits de Conan Doyle. Donc je peux dire que oui, d'une certaine manière, Conan Doyle m'a influencée pour Les Gentlemen de l'Etrange, ainsi que Poe et Stoker notamment, bien que Manfred et Wolfgang soient surtout inspirés de personnages réels comme tu le sais ;).

Mes auteurs favoris du passé, bon je me répète un peu mais il y a Bram Stoker, Théophile Gautier, Joseph Sheridan Le Fanu, Oscar Wilde, Joris Karl Huysmans, Nathaniel Hawthorne, Saki, Poe, récemment j'ai découvert Jean Lorrain (grâce à des amis qui m'en ont parlé) dont les écrits valent vraiment le détour, et puis bon, tous les vieux fantastiqueurs de la fin du 18ème siècle, du 19ème siècle et tout début du 20ème. Niveau auteurs modernes et présents, j'aime bien Richard Matheson et Stephen King, Jim Morrison, Charles Bukowski, Anne Rice aussi (même si j'aime surtout ses deux premiers tomes des Chroniques des vampires et pas tellement les suites) elle a eu le trait de génie de créer Louis et surtout ce cher Lestat, ce n'est pas rien. En France je trouve que Léa Silhol écrit des textes magnifiques ; ce que j'aime par-dessus tout ce sont ses textes 19ème et décadents qui sont vraiment un régal pour moi. Charlotte Bousquet aussi a une patte très particulière, ses romans sur le cycle d'Amarantha relèvent d'une sorte de fantasy méditerranéenne qui me ramènent aux épopées de la mythologie. Et puis il y a plein d'auteurs que j'ai eu l'occasion de connaître par l'entremise du Calepin et qui, qu'ils soient un peu connus ou pas encore trop, ont devant eu un bel avenir de plume.

Osc : Nous avons aussi pu découvrir quelques-unes de tes nouvelles dans la collection Emblèmes chez les Éditions de l'Oxymore (le n°3 consacré aux momies et plus récemment dans l'Emblèmes Hors Série consacrée aux fées.) Arrives-tu à concilier l'écriture et le travail que requiert la gestion du Calepin Jaune ?

E.VDG : Pas tellement, en plus du Calepin sur lequel je bosse pas mal seule, j'ai encore d'autres projets et réalisations (articles, illustrations, etc.) qui me prennent beaucoup de temps et en ce moment je n'ai pas le temps d'écrire. Mais bon, il suffit que j'abatte un peu plus rapidement mon travail et ça devrait aller ;)

Osc : À quoi ressemble Miss Valls de Gomis lorsqu'elle écrit ? As-tu besoin de conditions particulières ?

E.VDG : Une condition indispensable à part du papier et un bic noir : de l'inspiration. Je ne peux pas écrire sans ça, me mettre à mon bureau ou n'importe où et me dire " voilà, tu vas écrire 10 pages aujourd'hui. " Ca ne marche pas comme ça, il faut que l'histoire soit si vivante qu'elle ait envie de se jeter sur la feuille, sinon, c'est un échec.

A part ça quand j'écris on m'a dit que je fais toutes sortes de grimaces bizarres, sans doute à cause de l'histoire ou du caractère des personnages, et j'ai l'air de courir un marathon parce qu'évidemment, la main est moins rapide que l'imagination :).

Osc : Il me semble qu'un troisième recueil doit paraître très prochainement, aux Éditions Nuit d'Avril… Peux-tu nous en dire un peu plus ?

E.VDG : Oui, c'est mon troisième en tout et mon second chez un éditeur professionnel. Je l'attends avec impatience. Il s'intitule Le Cabaret Vert. Déités disparues et esthètes immoraux (bref, tout ce que j'aime ;)). On pourra y retrouver certaines de mes nouvelles déjà parues dans des revues mais soit dans leur version originale, soit dans une version remaniée inédite, et les deux tiers du recueil sont composés de textes inédits. La plupart de ces textes sont, contrairement à ceux de Des Roses et des Monstres dans lesquels je m'étais davantage penchée sur d'autres formes de… monstres, des histoires de vampires. Et j'ai la chance d'avoir une très belle préface rédigée par mon amie Léa S., et qui correspond parfaitement au contenu.

Osc : Tu prépares aussi, en tant qu'anthologiste cette fois, un Emblèmes consacré aux gemmes. As-tu d'autres projets en tête ?

E.VDG : J'ai un projet d'anthologie avec un petit groupe d'auteurs, pour la plupart inconnus, dont j'ai déjà rassemblé les textes mais pour lequel j'attends de trouver un éditeur, et sinon pas mal d'embryons de projets en tête, mais pour le moment, je les couve gentiment en attendant qu'ils éclosent. Il y en a un entre autres assez personnel : j'aimerais bien faire publier un recueil de mes illustrations avec pas mal d'inédits jamais vus en ligne ou en fanzines, mais ça, c'est encore du domaine du rêve.

Osc : Merci d'avoir bien voulu répondre à ces quelques questions... pas trop épineuses j'espère !

E.VDG : Eh bien de rien, merci à toi et à Oscurantis de m'avoir donné cette opportunité, et pardon d'avoir été aussi longue dans certaines réponses ^_^

Propos recueillis par Morgane Guingouain

Nov. 2004

Des Roses et des Monstres 

par Estelle Valls de Gomis

Roses et monstres ont pour point commun de générer des sentiments aussi contradictoires que la passion ou le dégoût. C’est le premier qui a guidé l’auteur de ce recueil, et les nouvelles présentées ici disent l’amour des roses et encensent vampires, fantômes et autres créatures ténébreuses. À travers ce labyrinthe vernal, la plus romantique des fleurs pourrait bien, une fois que vous aurez avancé votre visage pour la sentir ou vos mains pour frôler ses pétales, se transformer en amante putride ou en damoiseau décomposé. La morsure des épines a su extraire leur sang épais afin que la plume qui y est trempée rende hommages à des maîtres du fantastique tels que Théophile Gautier ou Bram Stoker.De la chevalerie à un dandysme mâtiné de décadence, les non-morts se parent de roses pour entraîner l’imagination au fil des pétales et des ronces jusqu’aux tréfonds de leurs âmes damnées. Venez simplement déposer quelques fleurs sur leurs tombeaux, ou laissez-les vous emporter avec eux sous les jupons des courtisanes et vous jeter entre les griffes vénéneuses d’Eros et de Thanatos.

Docteur auteur de la thèse "Le vampire au fil des siècles", Estelle Valls de Gomis est une frénétique du crayon et de la plume. Cette illustratrice et nouvelliste sévit parfois en tant que traductrice, essayiste et novice anthologiste aux éditions de l'Oxymore. Elle est également rédactrice en chef du fanzine "Le Calepin Jaune".

 

Auteur : Estelle Valls de Gomis Couverture : Dorian Machecourt Titre : Des roses et des monstres ISBN : 2-915333-08-4 Format : 145 x 220 mm 168 pages, 12 euros

[Le Site d'Estelle Valls de Gomis : Les Roses de Bacchus]