Oscurantis : Si La Perle d'éternité est votre première incursion dans la littérature fantastique, ce n'est néanmoins pas votre premier essai en matière d'écriture. Pourriez-vous nous rappeler votre parcours littéraire ?

Céline Guillaume : J'ai toujours eu un goût certain pour l'écriture. Etant petite, elle me permettait déjà de m'évader, de frôler d'autres horizons. Après treize années de danse classique dans un conservatoire national de région (dont Rouen), l'art de la plume a pris le relais. A présent, je danse avec les mots ! Mes premiers écrits furent des poèmes que j'adore encore rédiger dans mes moments de désespoir. Après l'obtention d'un prix à un concours de poésie, j'ai pu publier mon tout premier roman écrit en deux mois : Les Sentiers de ma vie (avril 2002, aux éditions du Masque d'Or.) En septembre 2002 a suivi une biographie d'Elvis Presley (King or not the King, aux éditions du Masque d'Or.) En avril 2003, un nouveau roman est édité (Le Puit aux marguerites, éditions du Masque d'Or.) Enfin le 3 septembre 2004, La Perle d'éternité paraît…

 

Osc. : Votre récit a pour décor principal une forteresse médiévale lourde de secret : le château d'Aube-Croix, que vous décrivez si soigneusement qu'il devient peu à peu un personnage à part entière. Ce château existe-il réellement ? Quelle est la part du réel dans votre roman ?

C.G. : Le château d'Aube-Croix existe réellement. Je l'ai simplement magnifié, mis en valeur parce qu'il représente beaucoup de souvenirs pour moi. Il se situe dans un ravissant village médiéval dans l'Yonne où enfant, je passais de superbes vacances avec mes grands-parents, hélas disparus. Aube-Croix, nom de mon invention est un lieu créé par moi-même pour rendre encore plus belle la forteresse de mon choix, qui, elle, est bien réelle et toujours majestueuse et imposante entre vallons verdoyants et ruisseaux.

Osc. : Votre intrigue puise ses origines dans un moyen-âge sombre et violent. Pourquoi avoir choisi cette époque plutôt qu'une autre comme cadre de votre roman ?

C.G. : Le moyen-âge est une période que j'affectionne tout particulièrement, et cela a toujours été, et le sera à jamais. J'aime ces siècles passés d'une manière inexplicable. Et si Albérède d'Aunis était dame Céline ? C'est en quelque sorte une vie antérieure que je me suis accaparée, peut-être pour donner plus de sens à ma vie actuelle ?

Osc. : Dans le post scriptum qui clôt votre livre, vous donnez une vision assez sombre et pessimiste de votre perception du monde… Vous pensez réellement que le meilleur n'est pas sur cette terre, et que l'Enfer est ici ?

C.G. : Pourquoi mentirais-je ? Ce qui est écrit dans le post scriptum est l'entière vérité et ma propre vision du monde. Un monde pervers et décadent où sincérité ne rime plus avec humanité ! Les gens profitent des plus faibles et les délaissent lorsqu'ils ont obtenu ce qu'ils désiraient. Et je parle de ceci par expérience…

Osc. : Qu'est-ce qui vous a donné l'envie d'écrire ? Y-a-t-il des auteurs, modernes ou anciens, qui sont pour vous des modèles, des sources d'inspiration ?

C.G. : J'écris pour faire rêver les autres, les faire réfléchir sur leurs actes, les rendre heureux parce que je l'aurais été pour tel passage, les faire pleurer, parce que j'aurais été triste à tel autre. J'écris aussi pour ma mère, mon père, mes deux plus beaux joyaux, mes perles d'éternité. Les philosophes antiques m'attirent plus particulièrement. Mais je dois avouer avoir une préférence pour les écrits de Saint-Augustin. La prose médiévale est aussi une passion (Chrétien de Troyes) ainsi que toutes les épopées arthuriennes. Je ne possède pas de modèles-types d'auteur. Chaque écrivain a un style différent et apporte une note de sa personnalité à ses écrits. LE talent se trouve dans toutes les couches de la société ; petits et grands (s'il fallait les nommer ainsi) auteurs gagnent à être lu.

Osc. : Comment s'est déroulée votre collaboration avec les éditions Nuit d'Avril ?

C.G. : J'ai rencontré Franck Guilbert sur un salon du livre en octobre 2004. Quelques mois plus tard, il me proposait de lui écrire un roman fantastique, chose totalement étrangère pour moi. J'ai relevé ce défi en me découvrant une dévorante passion pour ce style enivrant.

Osc. : Quels sont vos projets, à plus où moins long terme ? Avez-vous d'autres publications en vue ?

C.G. : Je suis actuellement sur un nouveau roman fantastique : " Le Pacte de Cassandre ". Il ne me manquera plus que l'éditeur entièrement valable pour publier ce récit. L'avenir est mon seul juge, malgré ma philosophie qui est de profiter de l'instant présent : on ne sait pas de quoi demain sera fait…

Osc. : Merci d'avoir bien voulu répondre à ces quelques questions !

C.G. : Tout le plaisir était pour moi. Merci de votre confiance et peut-être à bientôt.

Le 30 nov. 2004

La Perle d'éternité roman de Céline Guillaume (ed. Nuit d'avril)

"Après le décès de son fiancé, Blandine s'est jurée de continuer les recherches archéologiques qu'il menait sur le site d'Aube-Croix, une ancienne forteresse médiévale au passé troublant.

Quand Charles Cornier, le propriétaire, l'acceille pour un stage d'été, la jeune femme est loin de se douter que d'étranges évènements surviennendront, tout au long de son séjour. Et, lorsqu'un beau matin, elle se réveille avec, au doigt, une bague ancienne apparue de manière inexplicable, elle comprend que, pour elle, la quête de sa propre identité vient de commencer.

Quel rôle va jouer, dans sa vie, l'apparition qui survient parfois au milieu des ruines et, surtout, quel sera celui de l'inquiétant propriétaire des lieux ?"

Un roman fantastique envoûtant, mais aussi, et peut-être avant tout, une belle histoire d'amour au delà de la mort et au delà du temps. Dans ce premier roman, Céline Guillaume parvient sans mal à nous emporter dans son récit. Une écriture directe, des personnages attachants et cohérents. Un talent à suivre, assurément !

Disponible en version papier, 100 pages, format 210 x 150 Paru le 3 Septembre 2004, ISBN: 2-9519741-8-3 Couverture de Michelle Blessemaille Prix : 10.50 Euros, port compris Pour en savoir plus :

[Les Editions Nuit d'Avril]