Bram Stoker

 

Une enfance perturbée

Abraham Stoker, dit Bram, naît le 8 novembre 1847 à Clontarf, petit village au nord de Dublin. Il est le troisième enfant d’une famille qui en compte sept. Son père, Abraham Stoker, un modeste fonctionnaire au secrétariat général de Dublin Castle, est marié à Charlotte Matilda Thornley, de ving ans plus jeune que lui. Dotée d’une forte personnalité, Charlotte semble avoir eu une grande influence sur le petit Bram. De santé délicate, il doit garder la chambre jusqu’à l’âge de huit ans. Sa mère, en avance sur son époque puisqu’elle militait en faveur de la condition féminine, affectionnait les histoires surnaturelles. Elle passe des heures auprès de son fils à lui raconter de vieilles légendes irlandaises ainsi que des souvenirs personnels, comme la Grande Famine et l’épidémie de Sligo qui avait eu raison de la moitié de la population irlandaise. Dans ces rèçits, scénes d’horreur, créatures monstrueuses et détails macabres se succèdent, ce qui doit influencer les rêveries d’un enfant malade. L’attirance de Sroker pour le surnaturel et l’horreur, qui marquera toute sa vie, semble déjà inscrite dans les premiéres années de son existence.

 

Bram Stoker
Sa scolarité est assurée par un precepteur, le révérand William Woods. Il lui insufle le goût de la lecture et le suit jusqu’en 1863. Bram Stoker, guéri depuis huit ans, a alors seize ans et devient un robuste adolescent.

Le "géant à la barbe rousse"

En novembre 1863, son père décide de l’inscrire au Trinity College de Dublin afin de préparer une carriére semblable à la sienne. C’est dans cette école, qui accueillit Maturin, Le Fanu, Oscar Wilde, qu’allait s’opérer la métamorphose tant physique qu’intellectuelle du jeune Bram Stoker. Surnommé “le géant à la barbe rousse” par ses camarades, il se distingue par ses prouesses en athlétisme. C’est également durand cette période qu’il rédige un essai sur le “sensationnalisme dans le fiction et dans la société” et qu’il appartient à la Société philosophique de Trinity. Mais Bram se prépare à son examen sans enthousiasme.

Un événement, en 1867, lui fait entrevoir un monde beaucoup plus excitant : celui du théâtre. Passionné par les représentations auxquelles ils avait déjà assisté, il ne manque pas le spectalce du théâtre Saint-James de Londres en tournée à Dublin. Enthousiasmé par le brio de l’acteur Henry Irving, âgé alors de 29 ans, il se sent aussitôt attiré par cet univers magique et par la vie à Londres qui est la capitale culturelle au XIXé siècle. C’est également à 20 ans que l’adolescent découvre les écrits du poéte américain Walt Whitman et, en particulier, le livre qui faisait scandale à l’époque, Leaves of Grass. Dans cette société victorienne, les idées libérales de l’auteur ne pouvaient avoir été inspirée que par le diable. Stoker, fasciné par l’oeuvre du poète, lui écrit à plusieurs reprises jusqu’à ce qu’une véritable correspondance s’installe entre les deux hommes.

En 1870, son diplôme en poche, Stoker fait son entrée dans la fonction publique.

 La quête de soi

Ses modestes revenus lui permettent de louer un chambre près de Trinity. Très vite, il débute parralèlement dans le journalisme. En effet, indigné qu’aucun article ne mentionne la prochaine représentation de Henry Irving, il propose ses services au rédacteur du plus important journal de la ville, le Dublin Mail. Des services gratuits et anonymes. Ce dernier y consent et leur collaboration se prolonge pendant cinq ans. Les articles de Bram sortent bientôt signés, ce qui lui vaut de fréquenter les salons à la mode comme celui des Wilde, les parents d’Oscar. A l’une de ces réunion, Mrs Wilde présente le court roman de Shéridan Le Fanu, "Carmilla". Cette histoire de vampire séduit la société dublinoise puis londonienne et ne laisse pas Bram indifférent. Dans un décors gothique, Le Fanu décrit l’amour qui décrit le vampire à sa victime. Mais Carmilla est-elle vraiment un monstre ? Ce récit de 1872 est marqué par son originalité et par une audace étonnante, puisque Le Fanu associe au thème vampirique le lesbianisme, fortement condamné par la société victorienne.

En 1874, pendant des vacances en France, Stoker commence à prendre des notes qui serviront à la rédaction de ses nouvelles quelques années plus tard (“The Burial of the Rats”). Il trouve dans la création littéraire un véritable dérivatif à son travail de fonctionnaire et, en 1875, il publie son premier roman, "The Chain". Son père, avant de mourir, l’exhorte cependant à conserver sa place. Il ne pouvait se douter que la rencontre de Bram avec Henry Irving, en 1876, allait totalement modifier l’existance de son fils.

Irving désire bientôt faire la connaissance du fameux journaliste qui l’encense à chacun de ses passages dans la vile de Dublin. Dès leur première entrevue, les deux hommes se lient d’amitié. Deux années s’écoulent avant que Stoker ne trouve sa voie. Promu au rang d’inspecteur de première instance, il abandonne se participation au Dublin Mail en raison de ses nouvelles fonctions et est amené à rédiger en 1878, "Charges et devoirs d’un employé de tribunal de grande instance en Irlande".

Bram semble suivre le conseil de son père, mais Irving, de son côté, est devenu directeur du Lyceum Theatre de Londres. L’acteur offre alors à Stoker le poste d’administrateur de son théâtre. Bram accepte aussitôt. Il ne quitte cependant pas seul Dublin puisqu’il épouse Florence Ann Lemon Balcombe le 2 décembre 1878 à l’église Sainte-Ann de Dublin. Cette jeune fille de 19 ans, également courtisée par Oscar Wilde, vit alors avec son père, un colonel de l’armée des Indes en retraite. Sa beauté, son intelligence et son attirance pour tout ce qui se rapporte à l’art et plus spécifiquement au théâtre ont séduit Bram Stoker.

Florence Stoker, par Oscar Wilde
Londres

Le 9 décembre 1878, les jeunes mariés s’installent à Londres. Bram Stoker travaille aussitôt comme un forcené pour Irving qui fait de lui son impressario ainsi que le régisseur comptable du Lyceum Theatre. Stoker s’occupe des comptes mais aussi du choix des costumes et des décors. Rapidement, il se voit attibuer l’organisation de tournées théâtrales de la troupe du Lyceum an Amérique et en Europe. Ces dix premiéres années londoniennes vont être les plus prospères de sa carriére. Bram et Florence emménagent dans une maison sur les bords de la Tamise et mènent l’exisitance dont ils avaent rêvé. Leur situation leur permet de faire salon tout les dimanches soir. Florence met au monde un garçon, Noël, le 29 décembre 1879. Stoker lui dédicacera son premier receil de nouvelles fantastiques pour enfants, "Under the Sunset", en 1882.

La fréquentation de la “Compagnie des Beefstaeks” dans les salons du Lyceum ravive son goût pout l’écriture. Stoker côtoie les passionnés de réçits surnaturels.En effet, Irving a retrouvé l’esprit des réunions crées sous le reigne de la reine Anne, qui rassemblaient des gens de théâtre et des conteurs d’histoires effrayantes. A cette époque, Stoker n’écrit que pendant ses loisirs ou pendant des voyages qu’il effectue parfois seul. Ses séjours à l’étranger se multiplient avec les préparations des tournées théâtrales. La première dont Irving le charge, pour l’année 1883, aux Etats Unis, lui permet de rencontrer enfin le poète Walt Whitman, âgé alors de 64 ans, et par la suite, de publier un essai sur l’Amérique, "A Glimpse of America". C’est cette même année 1883 qu’il découvre un petit village de pêcheurs, Cruden Bay, sur la côte écossaise, qui devient son lieu de prédilection pour écrire. Il y prend des notes pour une future oeuvre comme c’est le cas à chacun de ses déplacements. Chaque événement, chaque lieu, chaque atmosphére semble se graver dans l’esprit de l’homme qui a rêvé Dracula.

Bien des interprétations, tant littéraires que psychanalytiques, furent avancées pour expliquer l’origine d’un tel réçit. Aurait-il été inspiré par la terrible histoire de Jack l’Eventreur qui secoua la fin du siècle ? Les victimes se succédent et nul ne sait qui se cache derrière ces crimes en série : un être humain ou une créature diabolique ? La tension monte et la population anglaise cherche une explication surnaturelle à cette affaire.

La Golden Dawn

L’occultisme est du reste très prisé à cette époque par de nombreuses personnalités anglaises. Des sociétés secrétes, fondées sur l’ésotérisme et la magie, commencent à apparaître. La Golden Dawn reste une des plus célébres. Créée en 1887 par Woodman et Westcott, guidée par la mage Samuel Mathers, elle rassemble, outre l’occultiste Alister Crowley, bon nombre d’écrivains de renom tels que Algernon Blackwood, Sax Romer, H. Rider Haggard, Willian Butler Yeats... Cet ordre initiatique désireux d’”entrer en contact avec les Grands Supérieurs Inconnus” eut sans doute une emprise non négligeable sur l’oeuvre de ceux qui l’avaient approché. L’affiliation de Bram Stoker à la Golden Dawn n’a jamais pu être établie, même si certains ont voulu voir dans Dracula un message réservéaux initiés. Bram Stoker aurait affirmé que ce personnage lui avait été inspiré par un cauchemard à la suite d’une indigestion. Les critiques ne purent admettre une explication aussi simple, mais ils n’acceptèrent pas davantage que Dracula soit simplement le fruit de rencontres, d’influences littéraires et de souvenirs.

Durant dix années, Stoker travaille à son grand roman avant de le livrer au public, sans se douter qu’il était parvenu à donner à son personnage le statut symbolique qui fit de lui le Saigneur des ténèbres.

Le père de Dracula

Une des oeuvre qui fut des plus décisives dans la littérature vampirique, contemporaine de Bram Stoker, est Carmilla de Sheridan le Fanu (1872). Le XIXé siècle est donc bien l’époque ou le vampire est devenu un personnage de fiction à part entière.

Les lectures de Bram eurent sans doute une grande influence sur son imagination. On sait qu’il connaissait Carmilla mais il semble qu’il se soit aussi inspiré de "Varney the Vampyre" et de la nouvelle de Polidori. Deux recontres paraissent de plus déterminantes dans le choix de son sujet. Les réunions de la “Compagnie des Beefsteaks” lui permirent de faire la connaissance de l’orientaliste et explorateur Richard Burton et du professeur de langues orientales de l’université de Budapest, le Dr Arminius Vambery. Richard Burton, qui avait traduit les "Milles et Une Nuits", put raconter à Stoker maints contes du folklore arabe peulé de goules et d’autres monstres avides de sang.

Le Dr Arminius Vambery, passionné de surnaturel, connaissait quant à lui parfaitement les légendes et le folklore d’Europe centrale. C’est sans doute lui qui enseigna à Stoker l’histoire de Vlad Tepes, prince de Valachie (1431-1476), dont le surnom était Drakul. Un passage du roman révèle que le comte Dracula serait l’un des descendants de Vlad Tepes célèbre pour son extrème cruauté. Ce dernier était le second fils de Vlad III, chevalier de l’ordre du Dragon. Or, en roumain, Dracula, c’est à dire “fils de Drakul”, signifie dragon et diable. Succédant à son père, Vlad Tepes conserva le surnom, peut-être parce-qu’il faisait partie de l’ordre du dragon ou peut-être par référence à son côté diabolique.

Dracula, ou la naissance d'un mythe

Dracula, considéré comme “la Bible du vampirisme”, est conçu par un véritable perfectionniste. Bram Stoker passe des journées entières de recherches à la bibliothèque du British Museum. Afin d’authentifier son décors, il étudie toutes les données du point de vue ethnologique, folklorique, historique et géographique sur les étranges contrées dont Arminius lui avait parlé. Si Bram Stoker n’a jamais séjourné en Transylvanie, ses descriptions sont souvent fidéles à la réalité, certains noms de lieux sont même respéctés.

En ce qui concerne les croyances en l’existance des vampires, les ouvrages ne manquent pas. Bram Stoker, contrairement à ses prédécesseurs, va suivre scrupuleusement les coutumes ancestrales de l’Europe Centrale. Ces traditions populaires, plus spécifiquement aux pays de l’Est, sont consignés dans des traités de théologie, de médecine et de démonologie qui certifient la réalité de tels êtres. Imprégné de ces réçits, Bram Stoker conserve un bon nombre des carractéristiques du vampire traditionnel : sa force surhumaine, sa capacité de déchaîner les éléments naturels, de se dématérialiser, de se métamorphoser en chauve-souris ou en bête féroce, son état léthargique diurne, son aversion pour l’eau, l’ail et les symboles de la chrétienté...

Il enrichit le mythe de quelques éléments sortis de son imagination comme la remarquable relation télépathique entre le vampire et sa victime et il fait subir au monstre, également avide de sang, jadis représenté gras, laid, velu, une métamorphose radicale : “De son être émanent désormais l’aspect terrifiant de Lucifer et le charme irrésistible de Dom Juan” (Villeneuve). Ainsi ce n’est pas l’aspect physique de Dracula qui lui donne son carractére monstrueux, sa difformité est d’ordre moral. Le vampire symbolise l’Antechrist bravant Dieu et les hommes.

Dédicacé “A mon cher Hommy beg”, surnom donné à son ami Hall Caine, Dracula sort en mai 1897 chez Archibald Constable and Company. La mère de Bram et son fils Noël lui envoie aussitôt des lettres de félicitation. Les journalistes n’avaient plus été aussi enthousiastes depuis Frankenstein.

Un succès paradoxal

Ils reconnaissent en Bram Stoker un nouveau maître du réçit surnaturel d’horreur. Le succès de son livre lui vaut son adhésion au “Cercle des Génies de l’Etrange”.

On peut s’étonner, dans cette société victorienne où l’amour physique hors du mariage était fortement réprouvé, de l’acceuil chaleureux que reçut cette histoire entièrement placée sous le signe de la sexualité. Bien sûr, la morale est sauve et Stoker établit un rapport constant entre instinct sexuel et faute. Mais tout le roman est effectivement marqué par l’expression de la sexualité, des désirs refoulés et de la culpabilité liée au concept de péché. Bien des critiques ont cherché ce que le personnage du vampire, symbole de l’amour physique, représentait réelement pour Bram Stoker.

De nombreuses hypothèses psychanalytiques, très contestables en raison de leur contradictions, ont été forgées. Elles se réfèrent soit aux effets possibles de frustration engendré par une absence de relation sexuelle dans son couple (thèse de Farson), soit à ceux de la maladie prolongée de Stoker durant son enfance sur son imagination et sur son écriture.

L'oeuvre vampirisée

Durand les années de rédaction de son grand roman, Stoker a publié bien d’autres réçits et sa production littéraire reste relativement importante. Les neufs derniéres années de sa vie sont uniquement consacrées à l’écriture. En effet, les difficultés se succèdent et Stoker, en 1903, doit publier pour vivre : problèmes de santé d’Irving, vente d’un grand nombre de parts du Lyceum par l’acteur à un consortium financier sans avoir prévenu Stoker, suivie de la faillite du consortium et donc de la liquidation du théâtre. La mort d’irving, le 13 octobre 1905, et l’état fébrile du romancier, qui le condanme à nouveau à garder la chambre durand les derniers mois de sa vie, ternissent donc la fin de son existance. Stoker, afin d’obtenir un succès semblable à celui de Dracula, renoue avec cette tradition dans son dernier roman, "The Lair of the White Worm", en 1911. C’est une réussite, mais il ne parvient pas à retrouver le style flamboyant de son incontestable chef-d’oeuvre, Dracula. La mort le surprend alors qu’il vient de rédiger un article sur son ami Irving, le 21 avril 1912. Le certificat de décès indique que Stoker aurait succombé au surmenage. Il mouru en réalité de la maladie de Bright (une insuffisance rénale incurable à l'époque).

En revanche, pour le biographe D. Farson, petit fils d’un des frère de Bram, la mort de Stoker, considéré comme un modèle de vertu, ferait suit à une syphilis mal soignée et attrapée lors d’un voyage à Paris. Le mot qui est également retenu sur son attestation de décès est “exhaustion”, ce qui a permi à Jean-Paul Bourre de donner une explication incroyable (voir plus bas) sur les causes de la mort de Stoker.

Il nous reste de Bram Stoker de nombreux articles de journaux, des essais, des nouvelles, cinq romans et une biographie de Henry Irving. Son oeuvre n’est pas, comme on pourrait le croire, uniquement constituée de réçits surnaturels et d’épouvante.

Aucun de ses réçits n’a réussi à atteindre la puissance évocatrice de Dracula, et sans cette oeuvre maîtresse, Stoker serait sans nul doute tombé dans l’oubli. On peut même avancer que sans ce livre, le thème du vampire en littérature n’aurait été qu’une mode éphémère.

Ne vous êtes-vous jamais interrogés sur les raisons reélles de la mort de Bram Stoker, qui fut, croyez-moi, un authentique adepte du vampirisme ?... Son acte de décès indique : “mort d’épuisement”. Cela ne vous rappelle rien ? N’est-ce pas de cette maniére que meurent les soit-disant victimes du vampire ? D’ailleurs, est-il reéllement mort ?

Jean-Paul Bourre, "Le Culte du vampire aujourd’hui"

Biog. : B. Sadoul

BIBLIOGRAPHIE :

Etude de droit : 
"The Duties of Clerks of Petty Sessions in Ireland", 1878
Recueils de nouvelles : 
"Under the Sunset", 1882
"Snowbound", 1909
"Famous Impostors", 1910
"Dracula's Guest", 1915 (recueil posthume)
Recueil de souvenirs :
"Personal Reminiscences of Henry Irving", 1906
Essai sur les Etats Unis :
"A Glimpse of America", 1895
Romans :
"The Chain", 1875
"The Snake's Pass", 1891
"The Water's Mou", 1894
"The Shoulder of Shasta", 1895
"Dracula", 1897
"Miss Betty", 1898
"The Mystery of the Sea", 1902
"The Jewel of Seven Stars", 1903
"The Man", 1905
"Lady Athlyne", 1908
"The Lady of the Shroud", 1909
"The Lair of the White Worm", 1911

CHRONOLOGIE SOMMAIRE :

1847 : Le 8 novembre, naissance à Clontarf (Dublin)
1864 : Entrée au Trinity College.
1867 : Découverte des oeuvres de Walt Whitman. Découverte au Royal Theatre de Dublin de l'acteur Henry 
Irving.
1870 : Sortie, diplômé, du Trinity College.
1871 : Premiers articles publiés (anonymement)dans le journal The Dublin Mail.
1876 : Première rencontre avec Henry Irving. Mort de son père, Abraham, à Naples.
1878 : Mariage avec Florence Balcombe. Parution de son premier ouvrage de droit, intitulé : The Duties of 
Clerks of Petty Sessions in Ireland. Début de ses fonctions de manager du Lyceum Theatre de Londres.
1879 : Naissance de son fils, Noel.
1882 : Parution de son premier recueil de nouvelles dédié à son fils : Under the Sunset.
1883 : Première tournée américaine du Lyceum Theatre. Recontre, au cours de la tournée, avec le poète Walt 
Whitman.
1890 : Rencontre du professeur Arminius Vambery. Affiliation à la Golden Dawn.
1891 : Publication du roman The Snake's Pass.
1894 : Publication de The Water's Mou' et de plusieurs nouvelles dans différents magazines.
1895 : Publication de The Shoulder of Shasta.
1896 : Premières difficultés du Lyceum Theatre.
1897 : Première publication de Dracula. Première et unique représentation, au Lyceum Theatre, de 
l'adaptation théâtrale de Dracula.
1898 : Parution de Miss Betty.
1901 : Mort de Charlotte Stoker, la mère de Bram.
1902 : Fermeture définitive du Lyceum Theatre. Parution de The Mystery of the Sea.
1903 : Parution de The Jewel of Seven Stars.
1905 : Mort d'Henry irving. Parution de The Man.
1906 : Parution de Personal Reminiscence of Henry Irving.
1908 : Parution de Lady Athlyne.
1909 : Parution de Snowbound et de The Lady of the Shroud.
1910 : Parution de Famous Impostors.
1911 : Parution de The Lair of the White Worm.
1912 : Mort de Stoker, le 21 avril.
1914 : Parution pothume de Dracula's Guest, avec le soutien de la veuve Stoker.